Bon le titre est mensonger. Tristan est en vacances à la montagne (ce bougre….Moi, jaloux? Nooooooon), donc c’est moi, Elio, qui prends sa plume pour un super article.
En fait, le titre doublement mensonger, le beau temps se fait encore désirer. Mais anticipons-le.
Alors, on fait quoi pour préparer son vélo pour le retour des beaux jours, lorsqu’il n’a pas servi depuis longtemps ?
En premier lieu, on le sort de la cave, on lui dit qu’on l’aime et que bientôt on ne passera plus une journée sans lui <3
Ensuite, on effectue un contrôle visuel de son état. Examinez tout : cadre, roues, fourche, potence, tige de selle,…Voyez-vous des fissures, des déformations ? Si c’est le cas, on ne prend pas de risque, on ne monte pas dessus et on l’amène dans un atelier.
Le vélo est-il rouillé ? Sale ? Dans ce cas, on le nettoie : de l’eau tiède et du savon dans une bouteille spray, un chiffon et hop le tour est joué. Attention, aux petits malins qui veulent utiliser le karsher, ce n’est pas recommandé. Si de l’eau sous haute pression rentre dans les roulements (moyeux, direction ou boitier de pédalier), ça risque de les endommager.
Profitez-en pour vérifier le serrage des vis et écrous et resserrez si nécessaire.
Après ce premier contrôle, on vérifie les freins, éléments de sécurité obligatoires :
- Pour les freins à patins, il faut vérifier l’usure des patins (les témoins d’usure doivent toujours être visibles – voir photo ci-dessous – si vous ne les voyez plus, il est temps de remplacer les patins), leur position (bien sur la jante) et la tension du câble. Actionnez la poignée de frein, si le tirage est trop mou, il faudra retendre le câble
- Pour les freins à diques, vérifiez l’usure des plaquettes (il doit rester au minimum 1mm de garniture, sinon il faut les changer), puis actionnez la poignée de frein. Si le freinage est trop mou, il faudra retendre le câble pour les freins mécaniques ou faire une purge pour les freins hydrauliques
Si vous avez le moindre doute sur l’état de vos freins, faites un tour dans un atelier.
Pour la vérification de la transmission du vélo (c’est-à-dire la chaîne, les pignons et le pédalier) : si la châine vous paraît sèche, vous pouvez la lubrifier avec une huile* spécifique**. Astuce : passez un doigt propre dessus, si il ressort noir, elle n’est pas sèche et mérite peut-être même un petit nettoyage. Faites couler goutte à goutte l’huile sur la chaîne et faites la défiler (en pédalant en arrière pour éviter de soulever le vélo), au bout de 3-4 tours de pédales, on essuie le surplus avec un chiffon sec et c’est tout bon. Rien ne sert de mettre trop d’huile !
* : c’est bien de l’huile que l’on veut et pas de la graisse. La graisse étant trop épaisse, elle va capter tous les petits cailloux et les petites poussières et user votre chaîne. Aussi, on n’utilise pas la graisse de moto, qui s’active avec la chaleur du moteur (que l’on n’a donc pas sur le vélo)
** : le WD40 n’est pas un lubrifiant, c’est un dégrippant, il va assécher la chaîne (l’inverse de ce qu’on veut), donc vous pouvez l’utiliser pour nettoyer la chaîne (surtout si elle est orange de rouille), mais il faudra ensuite la sécher et la lubrifier avec de l’huile pour chaîne de vélo.
Si vous avez l’outil adapté, vous pouvez tester si votre chaîne n’est pas trop usée. Si la dent à 0.075mm rentre dans votre chaîne, il faudra envisager un changement de la chaîne, et si la dent à 0.1mm rentre aussi, il faudra envisager un changement de la chaîne et aussi du bloc de pignons (roue-libre ou cassette).
Votre vélo est bientôt prêt. Avant d’embarquer sur votre fidèle destrier, vérifiez l’état des pneus et regonflez les chambres à air. Le vélo, moins il roule, plus il se dégonfle et plus il est dégonflé, plus les pneus s’abiment.
Pour tester vos pneus, pincez le et observez si des fissures ou craquelures apparaissent sur le dessus ou le côté. Observez la bande de roulement (la partie en contact avec le sol), les dessins du pneu sont-ils toujours apparents ? Si le pneu est lisse (alors qu’il ne l’était pas avant – certain pneu de route étant lisse), il faudra prévoir de le changer prochainement.
Pour le gonflage, observez le flan des pneus, la pression demandée est inscrite dessus (en anglais et avec différentes unités : bar, PSI, kPa). Munissez vous d’une super pompe (avec un manomètre c’est encore mieux!) et pompez !
Une chambre à air correctement gonflée, ça permet d’aller plus vite (moins de frottements dus à l’étalement du pneu sur le sol) et de moins user votre chaîne (et vos cuisses!)
Enfin, on vérifie la présence des élements de sécurité obligatoires :
- Les catadioptres (les ptits trucs oranges dans les roues) : 1 par roue et 2 sur chaque pédale
- L’éclairage : feu avant et arrière fonctionnels
- L’avertisseur sonore (la sonnette quoi)
Pour finir, si vous avez la flemme, vous pouvez toujours venir le faire ici en auto-réparation ou en réparation classique.
Si vous choisissez cette option, prenez vite rdv, les créneaux se remplissent très rapidement, engendrant des délais d’attente assez conséquents (on est déjà à 1 mois d’attente pour avoir un rdv actuellement…)
Et le rappel de la fin : il est conseillé de faire une révision en atelier au moins 1 fois par an.
Alors c’est bon, votre vélo est tout beau, tout propre, tout vérifié ?
A vos marques…Prêt·e·s ? Roulez !
