Les supers conseils de Tristan : faire du vélotaf même en hiver

Les supers conseils de Tristan : faire du vélotaf même en hiver

Bonjour à toutes et à tous,

Commençons cet article par le célèbre adage : 

“Quand on a froid, c’est pas qu’il fait froid, c’est qu’on est mal habillé” Mike Horn

Bon, à prendre avec des pincettes, vous vous doutez bien.

Mais quand je vois que 40% d’entre vous ne font pas ou peu de vélotaf à cause des conditions météorologiques…je me dis que ma mission n’est peut-être pas finie sur cette bonne vieille terre. Peut-être même qu’elle n’a pas encore commencé. Peut-être même qu’elle est en train de commencer avec cet article !

Bref je m’embrouille, que dis-je, je m’embrume.

Moi, c’est Tristan, je suis animateur à 1-Terre-Actions depuis bientôt 1 an. Mordu de vélo, j’ai trouvé le moyen d’allier ma passion au travail en déménageant à Jargeau et en faisant 120 à 160 km de vélotaf par semaine jusqu’à Orléans.

Je vous avoue, c’est pas vraiment pour ça que j’ai déménagé mais bon…un peu de romantisme.

Tous ces kilomètres parcourus entre mon domicile et mon lieu de travail représentent 4 à 6 heures de trajets par semaine durant lesquelles j’affronte le froid, le vent, la pluie, la tempête, la colère du ciel et parfois même la mort.

Ah, et des fois y a du soleil aussi.

Plus sérieusement, cette pratique me permet un équilibre, elle me maintient en forme et représente pour moi une respiration essentielle dans ma semaine, lorsque le trajet est long, il devient même une sorte d’aventure pour commencer et finir la journée.

Bon…

Eh…

Vous la voyez venir ma question n’est-ce pas ?

Et pourquoi pas vous ?

Alors, oui je vous comprends, le matin à 8 heures, quand il fait -3°C en hiver, personne n’a envie d’aller agiter ses gambettes sur les bords de Loire pour aller au travail en vélo.

Pourtant, avec l’équipement adéquat, pédaler dans le froid ou sous la pluie peut devenir un défi, vous pourriez même en gagner un sentiment de contrôle.

Aussi modeste soit-elle, j’ai voulu vous partager mon expérience, mes avis et conseils sur cette pratique durant l’hiver, alors accrochez-vous : c’est parti.

Déperlance, imperméabilité, étanchéité : petits mots, grande différence !

Dans un premier temps et pour débuter ce guide, je voulais faire un point sur les appellations qui qualifient les vêtements que vous choisirez.

L’unité qui sert à mesurer l’imperméabilité d’un vêtement est le Schmerber.

1 schmerber = 1 mm de colonne d’eau donc un vêtement annoncé avec une résistance de 10 000 Schmerber résistera à 10 mètres de colonne d’eau, bon, dans la vraie vie on sait pas trop ce que ça représente mais en gros à partir de 10 000 schmerber vous pouvez considérer qu’un vêtement est vraiment imperméable et qu’il résistera à de bonnes pluies sur 1h30-2h.

En dessous de 5000, on commence à se rapprocher de la déperlance : l’eau glissera dessus jusqu’à un certain point – la vitesse et la force des gouttes de pluie – puis commencera à pénétrer dans le tissu.

L’étanchéité quant à elle ne laisse rien passer, pour l’illustrer imaginer des bottes de pluie…voilà. Rien ne rentre, rien ne sort.

Attention, l’étanchéité n’est pas forcément bon signe en sport, étant donné la chaleur que le corps peut dégager, on préférera quelque chose de respirant pour éviter la condensation.

Les mains : immobiles et donc…impardonnables !

Enchaînons par ce qui prend le plus froid sur un vélo : les mains.

C’était mon problème majeur, ce qui avait tendance à drastiquement gâcher mon plaisir (et je reste poli…)

J’ai essayé des tas de gants : en laine, en cuir, coupe-vent, gore-tex, les uns par-dessus les autres et…toujours froid, toujours mouillé.

Récemment, j’ai acheté les gants (préparez-vous) Hiver Perf Ice Proof Hipora (j’avais prévenu) de chez Ekoï : urlr.me/kbuK7C , et je dois dire que mon expérience du vélo a vraiment changé, pour 40 euros d’investissement, vous avez des gants étanches, avec un renfort en polaire, je n’ai plus jamais eu froid aux mains depuis.

2 bémols :

  • -Les enfiler peut parfois être compliqué, le rembourrage polaire qui est à l’intérieur sors régulièrement de son logement et il faudra venir le pousser avec vos doigts au moment de les enfiler.

  • -Vous ne pourrez pas utiliser le tactile de votre portable.

Malgré cela, je recommande vivement ces gants, foncez !

Les gants en néoprène représente également une alternative intéressante, je n’ai personnellement jamais essayé mais j’en ai de très bons retours, à essayer.

Enfin, parlons d’une protection pour les mains trop souvent oubliée : les manchons. Pratique à enfiler, esthétique et dans certains cas customisable ils viennent se fixer directement sur le guidon et peuvent être une option à envisager. En cas de grand froid vous pourrez même ajouter d’autres gants en dessous.

Le bas du corps : Une protection sous estimée mais fatale.

Passons au bas du corps à présent.

Que vous ayez des gardes boues ou non, les pieds ont ce désavantage d’être souvent mouillés peu importe le temps.

Je vous encourage vivement à vous équiper afin de les protéger. Vous le constaterez très vite mais s’ il pleut et que vous n’avez qu’un pantalon de pluie, l’eau ruissellera et pénètrera au niveau des chevilles ou à long terme par l’avant de vos chaussures et vous vous retrouverez les pieds mouillés.

Plusieurs solutions existent pour tenir vos pieds au sec et au chaud :

Tout d’abord, une paire de chaussures imperméables avec laquelle vous pouvez faire votre trajet puis travailler. Il vous faudra donc un pantalon de pluie avec une finition ouverte pour qu’il vous couvre les chevilles.

Une solution alternative consiste à changer de chaussures et de chaussettes lorsque vous arrivez au travail. Laissez une paire de chaussures en permanence sur le lieu de votre travail, celles qui ont servi au trajet sèchent durant la journée et vous pouvez repartir le soir avec.

Un autre point de vue : les vêtements “techniques”

De nos jours, il existe de plus en plus de vêtements dits “techniques” destinés à la pratique du vélo et qui sont de mieux en mieux pensés pour nous, cher·e·s cyclistes.

Commençons par le deux en un pantalon imperméable/sur-chaussures.

Véritable innovation pour les cyclistes, il a conquis en peu de temps nos rues et nos pistes cyclables. Celui de décathlon est pratique à enfiler, abordable et aura pour avantage de venir protéger vos chaussures en plus de vos jambes : urlr.me/FYUEaN 

Trois bémols sur le modèle décathlon :

  • La respirabilité du produit. On peut vite avoir une sensation de chaleur qui ne s’évacue pas et donc arriver en sueur au boulot.
  • Attention également à ne pas trop marcher avec au risque de détériorer l’élastique qui permet de fixer le sur-chaussures.
  • Enfin, vous disposez de bandes réfléchissantes mais uniquement sur les mollets, à revoir donc côté visibilité.

Pour 20 euros de plus, le modèle 540 offre de multiples avantages urlr.me/FvqMsu

Grâce à ses bandes réfléchissantes, il permet d’être mieux vu, s’enfile plus facilement grâce à des zipps au niveau des chaussures et se range dans une minipoche prévue à cet effet, pratique lorsqu’il est trempé.

Il existe également d’autres modèles avec une fermeture intégrale sur le côté pour l’enfiler plus simplement, pratique certes mais qu’en est-il de l’imperméabilité au niveau de la fermeture éclair ? Je vous laisse tester.

Si vous avez déjà un pantalon de pluie et qu’il vous convient parfaitement, mais que vos pieds sont toujours mouillés, pourquoi ne pas faire l’achat de sur-chaussures à part ?

De nombreux sites proposent des modèles qui s’adaptent à vos chaussures : ekoï pour des chaussures de vélo route, Lecyclo.com et vélotafeur pour des chaussures de ville.

En tout les cas, cela nécessitera un investissement d’au moins 20 euros…mais pour garder les pieds aux secs ça vaut le coup non ? 

Et le froid dans tout ça ?

Dans un premier temps, les sur-chaussures ont cet avantage d’isoler nos pieds lorsque la température baisse. C’est en tout cas mon ressenti.

Si vos pieds sont encore gelés, il faudra voir à acheter des chaussures ou bien des chaussettes plus chaudes. 

Personnellement, j’utilise les chaussettes en laine Merinos de chez Ekoï urlr.me/3jZdu5 (promis je n’ai pas de partenariat avec eux) et je dois dire que je n’ai jamais froid, en plus la laine mérinos évite les odeurs… 🙂 🙂 🙂

Voilà à peu près, ou en tout cas à ma connaissance, l’éventail de possibilités qui s’offrent à vous pour le bas du corps. 

S’il faut garder un mot de la fin pour cette partie : vérifiez également comment vos vêtements techniques vont s’enfiler, leur praticité.

Les jours de pluie, vous les passerez et retirerez 4 fois dans la journée avec vos vêtements de tous les jours en dessous, donc pensez-y lors de votre achat !

Le haut du corps : suer, oui ! Mais intelligemment !

Transpirer est pour bon nombre d’entre nous un frein à la pratique du vélotaf. 

Qui veut arriver au travail suintant, dégoulinant et sentant l’odeur corporelle alors qu’il n’y a pas de douches ? Et quand bien même ça ne vous dérange pas, avez-vous pensé à vos collègues ?

Pourtant, contrairement à l’été, le fait de suer peut se maîtriser en hiver.

Le concept des 3 couches

C’est une théorie qui donne à chacune de vos couches de vêtements un rôle bien précis : la première couche, celle en contact avec votre peau, aura pour rôle d’évacuer la transpiration, en plus de vous tenir chaud. 

La deuxième couche, en général à manches longues, permettra de vous protéger plus intensément du froid et la troisième et dernière couche représente une barrière contre les agressions extérieures : le vent, la pluie, on sera donc sur des vestes imperméables, coupe vent…

La première couche

En vélo, le vêtement en contact avec votre peau est d’une importance capitale, il a tout intérêt à être proche de votre corps pour éviter les courants d’air, il doit également absorber votre transpiration et surtout l’évacuer. Petit point bonus si il est chaud. De nombreux vêtements techniques sont disponibles : respirant, thermorégulateur, à barrière thermique.

Décathlon affiche des premiers prix à 19 euros avec différents coloris, ils sont décrits comme respirant et chaud. Je n’ai pas eu l’occasion de les tester, n’hésitez pas à me faire un retour. urlr.me/7wThcn

Pour 28 euros, j’ai acquis ce modèle : urlr.me/SatWFK, résistant à des températures jusqu’à -5° avec une très bonne évacuation de l’humidité, pour une arrivée au travail en étant sec, cela vaut le coup.

Prévoyez 40 euros pour la version thermorégulatrice urlr.me/HQvVST allant de -10° à + 10°, un achat qui servira pour l’automne, l’hiver et le début du printemps.

La deuxième couche

En guise de deuxième couche, je vous recommande le premier prix de chez décathlon urlr.me/89QYZx

Il passe à seulement 10 euros jusqu’au 10 Avril. Je l’utilise très (très) régulièrement, il fait vraiment l’affaire. Une coupe technique qui permet de ne pas prendre trop de place sous votre troisième couche, des poches au niveau du dos. Bref, très pratique. A utiliser néanmoins avec une première couche technique respirante car ce modèle reste une polaire, vous pouvez donc vite “chauffer” dedans. En tous les cas, il servira jusqu’à mi-printemps et reviendra début automne avec ou sans troisième couche.

Pour les frileuses et frileux, vous avez le modèle hiver, je ne sais pas jusqu’à quelle température il peut résister mais…à tester ! urlr.me/3h4kHQ 

La troisième couche

En guise de veste, il nous faut quelque chose de résistant aux intempéries donc imperméable ou coupe vent et également respirant.

Côté couleur, on préferera quelque chose de voyant, avec des bandes réfléchissantes pour une sécurité optimale.

Pour une veste avec une haute visibilité et peu chère, celle-ci sort à 30 euros. urlr.me/dV9GWA 

Le jaune fluo ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il reste pour moi le plus sécuritaire, si vous cherchez des produits plus esthétiques ou d’une autre couleur, vérifiez toujours la présence de bandes réfléchissantes à 360°.

La coupe semble assez large pour toutes morphologies et permet n’importe quel type de vêtement en dessous.

Attention en revanche à l’imperméabilité, vous connaissez à présent mais je vous mâche encore le travail : la veste est en effet qualifiée  d’imperméable or sa résistance est annoncée à 2000 Schmerber ce qui représente une pluie très (très) fine.

A vous de jauger.

En face et pour seulement 6 euros de plus, vous avez cette veste urlr.me/euT7GC sur le site ekoï. Annoncée à 10 000 schmerber, elle permet une imperméabilité bien plus conséquente, très respirante et reste très compacte. 

Attention à la coupe typée cycliste : la veste est très proche du corps, elle nécessitera donc une première et seconde couches très fines également.

Je ne peux vous parler de vestes imperméables sans évoquer celle que j’utilise chaque jour : urlr.me/47ahPK 

Une veste Endura à 75 euros annoncée à 15000 schmerber et ultra respirante, j’ai aimé la coupe, le look, les propriétés… Alors oui, cela peut faire un peu cher mais que voulez-vous…quand on aime, on ne compte pas.

Un petit bémol sur les coutures au niveau des poignets : à force de frottements elles s’effilochent.

Enfin et pour finir cette partie, je voulais vous parler d’une option que je ne connais pas forcément mais qui n’est pas à laisser de côté : celle du poncho.

Le poncho à cet avantage du tout-en-1 : il protège votre tête, vos bras, votre torse, vos jambes. De par son amplitude, celui-ci permet également de porter vos habits de tous les jours en dessous, prévoyez tout de même des habits chauds car les courants d’air ne doivent pas manquer.

J’ai pu avoir plusieurs retours sur les modèles qui s’accrochent directement sur le guidon. Certain·e·s trouvent ça pratique notamment pour se protéger les mains de la pluie et du froid, d’autres soulignent la dangerosité de ce système si il faut décoller les mains du guidon en cas d’accident imminent.

Si certain·e·s en utilisent, n’hésitez pas à me faire un retour !

Les premiers prix decathlon sont à 25 euros urlr.me/96GDrp avec une résistance à la pluie annoncée à 2000 Schmerber, le même produit 20 euros plus cher urlr.me/B7DgWk pour la visibilité de nuit annonce 5000 Schmerber. A vous de faire votre choix.

N’hésitez pas également à vous rapprocher de notre cher vélociste “Le dérailleur”pour des ponchos plus esthétiques et plus performants  !

Tête, visage : à ne pas oublier !

Pour protéger cou et visage, je préfère le tour de cou à l’écharpe pour deux raisons.

En cas de pluie, le tour de cou aura toujours tendance à moins s’imbiber d’eau que l’écharpe, de plus il tiendra et épousera mieux la forme de votre visage lorsque vous le remonterez au-dessus du nez.

Pour la tête prévoyez un bonnet qui puisse passer sous le casque, car vous mettez toutes et tous votre casque n’est-ce pas ? 

J’ai personnellement celui-ci de décathlon, urlr.me/7gF9Ap  il tient chaud et est assez fin, je recommande.

Le mot de la fin

Enfin et pour finir cet article, (j’avais prévu de faire une page, bon, en voilà 6, les aléas du direct), je tenais à vous rappeler que ces conseils sont basés sur mon expérience propre et ne représentent pas une vérité absolue.

La seule vérité qui existe, c’est la vôtre, celle de votre expérience, de vos besoins, celle du vélotaf et de ces heures passées à rouler pour vous, pour votre santé, pour économiser, pour prendre du plaisir…

En tout cas, j’espère simplement que cet article pourra aider celles et ceux qui se jettent ou ont déjà un pied dans le monde enchanté de l’imperméabilité, des schmerber, des polaires et des vêtements techniques.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si l’article vous a plus, si vous voulez plus de précisions sur un vêtement en particulier.

On se dit à bientôt à vélo ?

Tristan